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Santé respiratoire

Votre nez a du flair : prenez-en soin!

Votre nez a du flair : prenez-en soin!

Le nez, organe vital et principale porte d’entrée de notre système respiratoire, est un grand négligé. Il ne fait pas que nous aider à respirer; les petits poils de sa muqueuse filtrent aussi les particules d’air avant qu’elles ne pénètrent dans nos poumons.

Notre nez est aussi un véritable régulateur d’air. En effet, il le réchauffe et l’humidifie avant qu’il n’entre dans nos poumons pour prévenir la sécheresse du revêtement alvéolaire et des tubes bronchiques. Selon l’American Academy of Otolaryngology, entre 18 000 et 20 000 litres d’air passent par le nez d’un adulte chaque jour. Ça en fait de l’air dans nos poumons!

Le nez et les poumons sont si intimement liés qu’en ignorant les symptômes nasaux comme la congestion, l’éternuement, l’écoulement nasal ou les sécrétions épaisses trop longtemps, on pourrait aggraver des problèmes pulmonaires.

« Il faut toujours se soucier de son nez », affirme le Dr Paul Keith, président de la Société canadienne d’allergie et d’immunologie clinique et allergologue à l’Université McMaster, à Hamilton, en Ontario. Il soutient qu’un rhume ne devrait pas durer plus de deux semaines et qu’une congestion qui persiste pourrait être le signe d’un problème sous-jacent. « Habituellement, une congestion prolongée la nuit indique une inflammation due à une rhinite allergique ou au rhume des foins. » Il ajoute que des symptômes nasaux non traités peuvent mener à une sinusite, qui peut être très douloureuse et désagréable.

Le goût de sentir

La congestion et l’inflammation nasales peuvent aussi réduire notre sens de l’odorat, ce qui, aux dires du Dr Keith, a des conséquences sur notre goût. « L’inflammation nasale peut diminuer notre odorat et altérer le goût des aliments. » En fait, selon les experts, 80 % de ce que nous goûtons provient de l’odorat.

Par ailleurs, des études ont démontré qu’un odorat et un goût faibles ou nuls peuvent nuire à la qualité de vie d’une personne. Les patients disent souvent utiliser plus de sel et de sucre pour compenser leur manque d’odorat et de goût.

Respirer par le nez

Si votre nez fonctionne bien, vous serez moins porté à respirer par la bouche, ce qui cause de la sécheresse et augmente le risque d’infection de la bouche et de la gorge. De plus, en respirant par la bouche, vous risquez davantage de laisser entrer des polluants et des germes, en plus d’un air froid et sec non régulé, directement dans vos poumons.

En période de stress, il est recommandé d’inspirer et d’expirer par le nez. La respiration est plus profonde et stimule ainsi le lobe inférieur du poumon qui peut de cette façon distribuer plus d’oxygène à l’ensemble du corps. Le lobe supérieur du poumon, stimulé par la poitrine et la respiration buccale, peut déclencher une réaction de lutte ou de fuite. Le lobe inférieur, quant à lui, contient beaucoup de terminaisons nerveuses parasympathiques qui calment le corps et l’esprit.