Votre lieu de travail vous rend-il malade?

Femme malade qui se mouche

Avez-vous l’impression de souffrir d’un rhume permanent ou d’être aux prises avec d’incessants symptômes d’allergie comme la congestion nasale et le larmoiement, et ce, quelle que soit la saison? Si ces symptômes semblent s’atténuer lorsque vous êtes à la maison, pendant les week-ends ou les vacances, cela pourrait indiquer que votre lieu de travail vous rend malade.

Les pollens, les acariens de la poussière et les moisissures sont des déclencheurs d’allergies courants. Lorsqu’ils se trouvent emprisonnés dans un édifice à bureaux mal ventilé, ces allergènes invisibles peuvent avoir un effet néfaste considérable sur votre santé. Parmi les autres facteurs déclencheurs potentiels en milieu de travail qui pourraient exacerber vos symptômes il y a : les aérosols, les squames d’animaux, les coquerelles, la fumée de tabac ou de bois, la peinture fraîche et les autres colorants, les émanations chimiques et les parfums ou autres produits parfumés portés par vos collègues.

Même si vous avez moins d’emprise sur votre environnement au travail qu’à la maison, ce n’est pas une raison pour souffrir en silence. Si vous soupçonnez que votre lieu de travail contribue à vos symptômes, voici quelques conseils pour vous protéger et mettre un terme à votre congestion nasale.

Insistez pour que les lieux soient réparés et fréquemment nettoyés. Les tapis, le mobilier et même les cloisons des cubicules peuvent abriter des acariens de la poussière. Il est possible de pallier ce problème en époussetant votre espace de travail à l’aide d’un linge humide ou d’un chiffon en microfibre. Un petit filtre à air HEPA peut aussi être utile pour purifier la zone qui entoure votre espace de travail. Prenez note d’éventuelles traces de condensation ou de taches humides qui pourraient provoquer des moisissures et parlez-en à votre employeur.

Vérifiez les produits de nettoyage. Certains produits d’entretien libèrent dans l’air des composés organiques volatils (COV) qui peuvent irriter les poumons et provoquer un essoufflement. Assurez-vous qu’il n’y a pas de diffuseur électrique ni de désodorisant en aérosol dans votre lieu de travail, et recommandez l’utilisation de produits de nettoyage sans COV.

Tenez les animaux à distance. Même dans un lieu de travail exempt d’animaux, vous pouvez être en contact avec des squames présentes sur les vêtements de vos collègues. Si vous croyez souffrir d’allergie aux animaux, évitez de partager votre espace de travail avec des gens qui en possèdent. Vous pourriez aussi trouver utile d’avoir sous la main une brosse antipeluche.

Laissez tomber les parfums. Certaines fragrances peuvent irriter les voies nasales et provoquer des éternuements, des démangeaisons ou de l’écoulement nasal, de même que des étourdissements et de la fatigue. Si l’un de vos collègues se parfume exagérément, essayez de lui en parler ou demandez à votre employeur d’instaurer un environnement sans parfum.

Assainissez votre auto. Votre voiture pourrait aussi être responsable de vos symptômes. « Quand on roule les fenêtres ouvertes, on est exposé à une foule d’irritants et d’allergènes, selon la saison », explique le Dr Paul Keith, (sortant président) de La Société Canadienne d’Allergie et d’Immunologie Clinique. Il conseille de garder les fenêtres fermées et d’installer un filtre à pollen dans la trappe d’aération pour réduire l’exposition à cet élément déclencheur. Il recommande en outre que personne ne fume dans la voiture – même en votre absence.

Cherchez un soulagement. Essayez une solution saline nasale de source naturelle à base d’eau de mer pour désobstruer et hydrater vos voies nasales.

Demandez conseil à un professionnel. Si vos symptômes persistent même après que vous avez mis en pratique certaines de ces stratégies, consultez un allergologue pour en déterminer la cause exacte. Vous pourrez ensuite demander à votre employeur de veiller à ce que vous puissiez éviter les substances susceptibles de vous incommoder.